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31/08/2010

Abeilles

Un récent documentaire télévisé sur les abeilles nous a montré à quel point l’agriculture contemporaine menait une véritable guerre contre l’apiculture. Comment imaginer rien qu’un instant qu’un nuage d’insecticide puisse n’avoir aucune conséquence sur les abeilles ?

Cela, on le savait et on le déplorait. L’originalité de ce documentaire venait de ce qu’il montrait à quel point les apiculteurs professionnels avaient eux-mêmes contribué à ce génocide. En effet, ils déplacent les ruches d’une région à une autre selon les saisons et les floraisons. Les abeilles sont alors confrontées à des parasites, des prédateurs ou des populations bactériennes qu’elles ne connaissent pas et contre lesquels elles n’ont aucune chance de développer une immunité.

Adolescent, j’avais cinq belles ruches Dadant et une autre, inventée par mon père, avec des hausses horizontales. Il aurait dû la faire breveter car elle permettait à des gens au dos fragile de retirer les cadres sans avoir à soulever la hausse.

Un jour, j’ai rencontré un apiculteur « professionnel » qui utilisait de toutes petites ruches, presque 50% moins grandes qu’une Dadant ; mais les hausses étaient de même taille. Il m’expliqua, très fier de lui, que pour compenser la quantité de miel dont les abeilles se nourrissaient en hiver dans une Dadant, il leur donnait tout simplement du sucre. Il oubliait, ou plutôt ne voulait pas savoir, que le sucre ne contient aucune des substances protectrices de maladies contenues dans le miel.

D’une part on tue les abeilles à grande échelle et d’autre part on exploite celles qui restent comme si c’étaient des machines.

 

 

13/06/2010

Hillbillies

 

Suite à une question sur la sculpture du joueur de violon de Hot Springs, je vais commenter brièvement le terme « hillbilly » car ce joueur de violon est un Hillbilly. J'ai plusieurs points de désaccord avec Wikipedia sur le sujet.

Tout d'abord, le nom lui-même. En vieil anglais, « billy » signifie « bouc ». Un hillbilly est donc un bouc des collines. On traite aussi les enfants qui font des bêtises de « silly billy » (bouc tête-en-l'air).

Je ne suis pas non plus d'accord avec le terme « péquenots » suggéré par Wikipedia. Dans la mythologie historique américaine, les Hillbillies sont avant tout des gens férocement indépendants qui vivent en autarcie et se transmettent, de génération en génération, une haine vivace contre le percepteur, qu'ils appellent « revenuer », montrant une autre erreur de Wikipedia. S'il y a certainement eu des Ecossais qui sont devenus hillbillies, il y a eu aussi des Bretons et des Auvergnats. Certains canadiens français, persécutés par les Anglais au 18ième siècle sont venus grossir les rangs des Hillibillies, montrant, par l'emploi du terme « revenuer » la détestation de tout ceux qui veulent accaparer une partie de leurs revenus. Toute la région faisait partie de la Grande Louisiane avant que Napoléon la cède aux Américains.

Par contre, je suis tout à fait d'accord avec Wikipedia quand on y lit que la musique hillbilly est l'ancêtre de la musique country. Sans guitares ou même sans banjo, ils tendaient des cordes sur des cageots à fruits. Pour rythmer, ils tapaient deux cuillers l'une contre l'autre. Le regretté Winthrop Rockefeller possédait son propre orchestre hillbilly et jouait de la cuiller.

12/06/2010

Hot Springs

 

Ainsi que son nom l'indique, Hot Springs est une ville (35000 habitants) où il y a des sources d'eau chaude. Comme Eureka Springs, un peu plus au nord, elle a connu sa première heure de gloire au 19ième siècle en tant que ville d'eaux. Hot Springs et Eureka Springs sont toutes deux situées dans les petites montagnes de l'Ouest et Nord-Ouest de l'Arkansas. Ces montagnes ont beaucoup en commun avec le Massif Central : ère secondaire, volcans inactifs et sources d'eau chaude. La grande différence, c'est la végétation luxuriante, souvent faite de forêts impénétrables.

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Hôtel typique de Hot Springs où l'on peut aller "prendre les eaux"

Pendant les années 30, Al Capone venait régulièrement à Hot Springs avec les autres chefs de bandes qui se canardaient gaillardement à Chicago. Ils arrivaient sans armes : le shérif de Hot Springs veillait au grain. Là, les bandits « négociaient ».

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Parking à étages du centre ville
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Hôtel où descendait Al Capone

Après la seconde guerre mondiale, l'enthousiasme pour les villes d'eaux déclina à tel point que certains hôtels avaient fermé et recouvert les fenêtres de planches. Puis, dans les années 80, et encore plus dans les années 90, l'engouement pour les médecines douces a redoré le blason de Hot Springs.

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Les sources d'eau chaude sont généralement canalisées vers les hôtels mais il en reste des "sauvages". On peut voir la buée de condensation. Or il faisait 32° à l'ombre quand j'ai pris cette photo. En hiver, la buée est beaucoup plus spectaculaire.
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