« Compagnons du Devoir | Page d'accueil | Cruauté institutionalisée »
25.09.2007
Berlioz et les Compagnons
Aucun rapport ?
Mais si : Curieusement, c’est un peu la même chose que j’ai ressenti en écoutant le Requiem joué selon les instructions précises de Berlioz, avec deux petits orchestres de cuivres, placés comme des satellites, au fond de la salle. Dans les deux cas il s’agit d’un effort artistique, c’est à dire du dépassement de la condition humaine. Dans les deux cas, on sent une angoisse, un défi : nous valons mieux, disent-ils, que ce corps qui se détériore de jour en jour, finira dans la déchéance et la souffrance puis disparaîtra. L’Art est un cri de rage et de révolte. C’est ce qu’il y a de plus important au monde car, sans lui, que vaudrait la simple survie ? Les barbares le savent bien, qui voient en l’Art une gifle, un reproche constant à leur intrinsèque ineptie.
11:34 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
tu m'évoques la barbarie nazie et les autodafés, le refus de toute pensée culturelle et le rejet de l'Art, libérateur.
Oui, le Requiem de Berlioz, splendide orchestrateur, génie trop mal connu,
Merci pour ta note salvatrice
Ecrit par : QI d'HUÎTRE | 26.09.2007


