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01.10.2007

La grande illusion

Je relis La Sagesse égyptienne de Christian Jacq et je fais des parallèles entre, d’une part, la religion égyptienne – que j’ai bien envie d’appeler le Maathisme car, à ma connaissance, personne ne lui a encore donné un vrai nom – et, d’autre part, le judaïsme, le bouddhisme et le christianisme.

Question saugrenue : pourquoi le Pays de Galles n’a-t-il pas un vrai nom en français ? Les pays ont un nom. Le nôtre s’appelle France. Alors, pourquoi, en 1981, les socialo-communistes se sont-ils cru obligés de le rebaptiser République Française sur les timbres ? Cela fait irrésistiblement penser à la République Démocratique d’Allemagne qui n’était ni démocratique ni républicaine (c’est le moins qu’on puisse dire !) ou encore à la République Populaire de Chine ou à la République Démocratique du Congo ! Quelle farce ! Plus un pays se proclame République de ceci ou de cela, moins il est républicain.

Les socialo-communistes ont une peur bleue de la démocratie et de la république. Ils n’ont qu’une obsession : avec l’aide des syndicats et de la plupart des fonctionnaires ils veulent noyauter le pays dans un dirigisme étouffant. Il leur faut donc clamer bien haut qu’ils sont tout ce qu’ils ne sont pas… C’est la raison pour laquelle, il y a quelques décennies, je prédisais l’effondrement du communisme soviétique. Les Soviets, en effet, nous assuraient que le capitalisme s’effondrerait de lui-même. Les communistes se réclamant toujours de tout ce qu’ils ne sont pas (justes, tolérants, pacifiques) il me semblait impeccablement logique que ce qu’ils prédisaient pour les autres se retournerait contre eux.

Un Américain presque illettré mais intelligent et curieux de tout, m’a demandé un jour si la France était un pays communiste. Je lui ai répondu : “Officiellement non ; mais, si l’on excepte le fait qu’on ne risque pas de voir sa porte voler en éclats à quatre heures du matin puis d’être emmené dans des cellules insonorisées pour y être torturé pendant des heures, des jours ou même des semaines, tout le reste pue le communisme car tout y est contrôlé, dirigé, surveillé, régenté par l’État. Sous prétexte de justice sociale, toute mobilité sociale est pratiquement impossible : les pauvres restent pauvres, le chômage est à 10% mais on se glorifie d’avoir la meilleure société du monde. Liberté, égalité fraternité ? Nous clamons haut et fort que nous sommes ce que nous ne sommes pas.”

Y aura-t-il un effondrement comparable à celui de 1989 en Russie ? Oui mais le nôtre sera financier et il faudra, un jour ou l’autre, faire appel au Fond Monétaire International. Certains y verront leur « grand soir ». Ce ne sera pas beau !