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26.12.2007

Adriana Trigiani

Lecture : Adriana Trigiani : Big Cherry Holler.

Je ne connais pas le titre français. La plus grande partie du roman est écrite au présent. Le récit est à la première personne. Ces deux caractéristiques le rendent très… présent. Au début, on est un peu déçu : cela rappelle trop le journal de bord. « Aujourd’hui je suis allée à la pharmacie, j’ai rencontré untel, unetelle m’a fait telle réflexion etc. » Puis, comme l’un de ces anciens trains à vapeur qui prenaient lentement de la vitesse, le roman accélère. On s’intéresse de plus en plus aux personnages ; surtout, évidemment au personnage principal, le « je » du récit.

Avec l’épisode du voyage en Italie, on passe à la vitesse supérieure et à un véritable suspense psychologique. Fera ou ne fera-t-elle pas l’amour avec Pete ? J’ai été déçu qu’elle refuse. Même si, plus tard, elle avait regretté de l’avoir fait, cela aurait donné une charpente plus solide au roman. À la fin, la morale est sauve, ce qui est bien dommage car cela n’aurait pas le moins du monde empêché que son mariage soit, lui aussi, sauvé.

Le style est simple, mais je ne sais que trop combien de travail il faut pour acquérir un style qui semble couler sans effort.