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30.01.2008
Foi et raison
Ecrit le 8 octobre 2006
Le pape a dit que l’Islam était incompatible avec la raison. Alors, pour bien montrer qu’ils ne sont ni violents ni intolérants, les Musulmans ont assassiné une religieuse catholique.
D’autres, plus subtils, mettent en avant les travaux d’Avicenne qui sont autant admirés aujourd’hui par les historiens des sciences, qu’ils l’étaient par ses contemporains. Mais ces apologues oublient un facteur essentiel : Avicenne – comme beaucoup d’autres penseurs arabes émérites – vivait avant le noyautage de l’université du Caire par les Wahhabites au XV° siècle. Les Arabes pouvaient alors étudier la chimie (ils étaient les plus forts à l’époque), les mathématiques, la géométrie et l’astronomie. Après la prise de pouvoir Wahhabite, ils eurent droit seulement aux études Coraniques. Ce n’est plus le cas de nos jours mais le pli est pris. Le retard aussi.
Il est dans la nature humaine de blâmer les autres pour ses propres échecs. Aussi les Arabes blâment-ils la Turquie puis les puissance colonialistes occidentales pour leur propre retard scientifique et politique. L’explication est pourtant à leur porte : à cause de leur obsession coranique, ils sont encore à des années-lumières de la démocratie. Sans démocratie, on ne pense qu’à taper sur le voisin et, quand le voisin est trop puissant – ou n’est pas disponible – on s’étripe allègrement entre factions internes.
Là où le pape à tort, c’est de penser que seule la religion musulmane soit incompatible avec la raison. Il oublie de balayer devant sa porte. Trinité, résurrection, anges, démons, paradis, enfer, purgatoire, vierge Marie, tout cela, bien sûr, est tellement rationnel !…
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29.01.2008
La schizophrénie de l'émigré
Hollywood Bowl : une salle de concert en plein air à Los Angeles où Nathan aimait aller écouter de la musique classique. L'acoustique est digne de celle d'un théâtre grec ou romain.
Il n’est pas heureux dans son pays. Il le quitte pour un autre. Au début, il y est plus heureux puis, peu à peu, les désavantages du nouveau et les avantages de l’ancien se précisent dans son esprit. Il retourne chez lui. Et là, catastrophe : il s’aperçoit qu’il avait oublié à quel point son pays natal était pénible, sans avenir et sans dimension, tout au moins en ce qui le concerne.
C’est ce qu’a fait mon cousin Nathan. Parti, un peu le nez au vent, à Los Angeles, il s’y était fait une bonne petite vie, avec un bon salaire, dans un cadre qui lui plaisait. Peu à peu, comme un cancer, s’est développée en lui la nostalgie de la France. Il y est revenu en vacances. Il y est tombé amoureux d’une femme qui a voulu affirmer sa supériorité et sa domination en refusant absolument d’aller aux Etats-Unis avec lui. Il est resté. Depuis, il vit une autre nostalgie en compagnie d’une épouse exigeante et acariâtre, aussi jalouse de l’Amérique qu’elle le serait d’une maîtresse. Il fait déprime sur déprime. Il est perclus de maladies psychosomatiques, comme il arrive si souvent lorsqu’on se sent pris au piège. Il conduit lugubrement une Chrysler, douloureux rappel de son rêve envolé qu’il chouchoute comme un ulcère ou (sans jeu de mots) comme une auto-flagellation.
Nathan (pas le même) a quitté une femme intelligente, élégante et belle mais qui ne voulait pas faire l’amour avec lui. C’était l’Europe. Il a découvert Anne jeune, jolie comme un cœur, aimante, chaleureuse et érotique. C’est l’Amérique (ou le Pérou, comme on disait jadis). Peu à peu, la nostalgie de sa première femme le ronge. Va-t-il commettre l’irréparable et retourner en Europe ?
09:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.01.2008
Négationisme
Ecrit le 11 septembre 2006
Onze septembre, événement à jamais inoubliable, au même titre que le déclenchement de l’inquisition espagnole en 1492 ou le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572.
Les terroristes (comme, d’ailleurs tous les criminels) se justifient toujours en blâmant leurs victimes. C’est cela, le négationnisme.
On mesure à quel point il est facile de rendre les hommes sourds et aveugles quand on considère qu’il y a encore, en France, quelques millions de personnes qui se disent communistes.
Qui se proclamerait nazi se ferait insulter ; peut-être même attaquer physiquement. On lui refuserait tout emploi ; et avec raison. Quiconque, au nom de la suprématie des races et autres théories politiques plus ou moins vaseuses, essayerait de justifier le massacre de 20 millions d’êtres humains dont 6 millions torturés et exécutés froidement, ne mériterait pas de faire partie de notre société. Par contre, un communiste qui parle de « nécessité historique » pour justifier la torture et le massacre de 75 millions d’individus dans la seule Union Soviétique et ses colonies, sans parler des horreurs qui se perpétuent encore en Chine (100 millions de victimes au bas mot) et en Corée du Nord, ce communiste-là est accepté partout. L’aveuglement négationniste n’est donc pas seulement de son côté…
19:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.01.2008
Epouser ou pas ?
Ecrit le 4 septembre 2006
Aurais-je ou n’aurais-je pas dû épouser Valentine ? Voilà l’une des grandes questions de mon insignifiante existence, question à jamais destinée à rester sans réponse.
Valentine était belle. Son fin visage, incroyablement mobile, dégageait une aura d’aristocratie sans le moindre mépris ou la moindre morgue.
Elle était grande et mince avec des jambes élégantes et une peau merveilleusement blanche. Avant de la rencontrer, j’appréciais surtout les peaux légèrement bronzées et je ne comprenais pas la fascination médiévale pour les peaux blanches. Les historiens et les sociologues nous disent que la peau blanche signifiait que la femme ne travaillait pas aux champs et donc qu’elle était riche. Il y a certainement du vrai là-dedans mais il ne faut pas non plus sous-estimer les préférences esthétiques de nos ancêtres. Valentine m’a fait apprécier cet esthétisme. Elle était irlandaise. Si je me laissais aller à une sorte de dérive poétique (pourquoi pas, après tout ?) je dirais que cette peau, mais aussi la couleur gris-bleu de ses yeux évoquaient pour moi de grandes plages désertes et mélancoliques, balayées par le vent sous un mouvant éboulis de sombres et lourds nuages.
Valentine était juriste dans un grand cabinet de Toronto. Elle lisait. Elle écoutait de la musique classique. Elle avait de la conversation sans jamais se laisser aller à raconter ce qui se passait au bureau.
Mairie de Toronto
Elle m’a quitté parce que je ne voulais pas l’épouser.
Pourquoi ai-je refusé ? Ai-je eu tort ou raison ?
Dans l’ensemble, je dois dire, même si cela me fait mal, que j’ai eu raison.
Les arguments en faveur d’un mariage étaient évidents : j’avais une liaison avec une femme qui était belle, intelligente et aimante. Que désirer de plus ?
Elle avait six ans de plus que moi. Elle aurait donc aujourd’hui 73 ans. Et alors ? Beaucoup de femmes de cet âge ont su rester belles. Valentine était bien partie pour le rester. À 72 ans, ma sœur Adeline est encore très belle.
Enguerrand a épousé une femme qui a six ans de plus que lui. C’était en 1966. Ils sont toujours ensemble ; c’est donc que, quelque part, ça a marché.
Je n’étais pas prêt. Quand un homme dit cela, c’est généralement pour indiquer qu’il n’est pas prêt à la fidélité, aux contraintes que représentent les enfants ou au fardeau d’un prêt immobilier. Pour moi, ce manque de préparation était psychologique : non seulement je ne savais pas aimer mais je ne savais même pas à quel point il est nécessaire d’aimer. Je savais encore moins comment m’y prendre. Puisque j’avais des principes de politesse et d’honnêteté, et que mes collègues et connaissances me trouvaient sympathique, je devais être un peu comme un agréable glaçon. Comment aurais-je pu la rendre heureuse ?
Alors, le bilan ? J’ai eu raison mais je regrette le mal que je lui ai fait en refusant sa demande en mariage. J’aimerais la revoir pour lui demander pardon.
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26.01.2008
Savoir aimer
Rédigé le 25 août 2006
Lorsque, en 1969, j’allais attendre Olivia à la sortie de Papercraft, Klinck, notre chienne, scrutait les gens qui sortaient à la hâte par la grande porte des bureaux et par celle de l’usine. C’était « la débauche » comme on dit à Saint-Nazaire. Le cou rigide, Klinck, myope comme tous les chiens, examinait chacun et surtout chacune. Soudain elle se détendait. Sa queue s’agitait et elle poussait des petits gémissements : elle avait repéré la femme qu’elle aimait. Moi, je me sentais coupable. Ce chien, me disais-je, est plus loyal, plus aimant et, somme toute, plus intelligent que moi ; certainement plus heureux aussi. De toutes ces femmes qui sortent de l’usine, il en a choisi une et il l’aime sans réserve, sans arrière pensée.
Olivia était mon épouse. J'aurais dû me complaire en elle. Elle aurait dû faire l’objet de toute mon attention et de tout mon amour comme la rose du Petit Prince.
Entre savoir ce qu’il faut faire et le faire, il y a un gouffre, une attaque de paralysie. On aimerait pouvoir recommencer sa vie en possédant la sagesse qui consisterait à explorer et apprécier l’âme et les sentiments de la personne dont on partage la vie ; mais comment apprend-on à aimer alors qu’on ne l’a pas été soi-même ? Comment apprend-on à écouter et à se taire quand on ne vous a jamais écouté et qu’on n’a jamais cessé de vous critiquer ?
Je suis assis à mon bureau. Mon chat entre dans la pièce, se couche à mes pieds et se met à ronronner. Il est content d’être avec moi. Il ne songe à rien d’autre. Encore une belle leçon de bonheur et de philosophie.
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25.01.2008
Déprime
Ecrit le 24 août 2006
Hélène a soixante-trois ans. Elle se désespère de sa solitude. Elle recherche un compagnon avec l’énergie du désespoir. Elle ne veut pas seulement un amant : elle veut quelqu’un qui elle puisse être avec elle la plupart du temps. Amanda également. Elle a soixante-huit ans. Elle est encore plus exigeante : elle veut un compagnon qui habite avec elle, chez elle, à temps plein (à moins qu’elle n’aille habiter avec lui).
Qu’est-ce qui vieillit et qu’est-ce qui ne vieillit pas ? On dit parfois que le corps vieillit mais que l’âme reste jeune. Il semblerait plutôt que seule l’apparence du corps vieillisse. Le corps reste intrinsèquement jeune. Quelle tragédie ! Cela explique peut-être l’amertume, l’agressivité et même la méchanceté de certaines vieilles femmes.
Existe-t-il une arme de destruction massive sous la forme d’un poison subtil qui déclencherait la maladie de la déprime ? Amanda et Hélène souffrent de déprime. Olivia aussi. Le docteur Aidan me disait ce matin que la grande majorité de ses patients n’ont jamais joui d’un si bon niveau de vie mais n’ont jamais été aussi déprimés.
J’ai mentionné à Solène – qui est loin d’être ce qu’on pourrait appeler une personne équilibrée – que certains enviaient la façon dont je vivais. Elle a répondu : “Ce n’est pas ta résidence mobile qu’ils envient : c’est le fait que tu y sois heureux”.
Comme le dit Ariane (mais la citation n’est pas d’elle) : “Ce sont les êtres fêlés qui laissent passer la lumière”.
À moins de s’abrutir dans un divertissement pascalien, que ce soit le jeu ou le travail, je ne conçois plus qu’il y ait (pour moi) possibilité d’être heureux en dehors du bouddhisme. Il permet de vivre pleinement chaque instant, et ce malgré que l’on ait ou que l’on n’ait pas quelque chose d’ « intéressant » à faire.
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24.01.2008
Ruth Rendell's obsession
David Stafford-Clark cité par Ruth Rendell : une parfaite description de mon "amie" Tina.
“Emotional immaturity in its broadest and most comprehensive sense. Impulsive, feckless, unwilling to accept the results of experience and unable to profit by them. Sometimes prodigal of effort but utterly lacking in persistence, plausible but insincere, demanding but indifferent to appeals, dependable only in their constant unreliability, faithful only to infidelity, rootless, unstable, rebellious and unhappy” (c’est moi qui souligne).
Stafford-Clark décrit des psychopathes. Tina, modèle de l’Isabelle de La caresse du Serpent était-elle psychopathe ? Je ne le crois pas. Ce qui me frappe, chez Ruth Rendell, c’est que, roman après roman, elle décrit une jeune femme qui certes varie d’un roman à l’autre mais demeure essentiellement belle, attirante et non dépourvue de qualités tout en répondant malgré tout à la description qu’en fait Stafford-Clark. C’est un leitmotiv. Ruth Rendell a dû souffrir elle-même de la présence d’une telle femme dans son entourage familial.
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23.01.2008
Nus
Si notre civilisation recule parfois, elle a également accompli d’énormes progrès.
Photographier une femme nue était considéré comme une action « cochonne » il y a seulement quelques décennies ; et les « modèles » n’étaient, en général, que de grosses pouffiasses à l’expression vulgaire, au visage fardé et aux seins pendulaires. Il fallait absolument – même si elles ne l’étaient pas vraiment – qu’elles aient l’air de prostituées de bas étage.
De nos jours, on peut trouver des photos d’adorables créatures. Elles sont propres, souriantes, épilées et belles comme le jour. Un historien nous dirait peut-être que l’on doit cette révolution à Hugh Heffner. Je le croirais volontiers.
Certes, beaucoup de « lecteurs » à la mentalité de cloaque sont encore titillés par les seins énormes, les moues méprisantes, les ridiculissimes talons aiguille – même lorsque le modèle est étendu sur un lit – et les bas résille. Encore une génération, et ces survivants des saloons de 1880 auront, je l’espère, complètement disparus.
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22.01.2008
Racine et le fanatisme
Athalie : « Dès qu’on leur est suspect, on n’est plus innocent ». Voilà qui aurait bien décrit, trois cents ans plus tard, la vie sous les régimes communistes et islamistes.
Je soupçonne Racine d’avoir aimé Athalie plus que les Juifs et leur fanatisme, tout au moins dans la pièce en question ; à moins qu'il s'agisse d'une sorte d'antisémitisme inconscient. En effet, quand on lit la description de l’éducation d’Eliacin, on se croirait dans une école coranique. Athalie a laissé vivre et agir les grands prêtres alors qu’ils avaient monté le peuple contre elle. Votre temple, leur dit-elle, est toujours debout. Pourquoi continuez-vous à me haïr ? C’est une bonne illustration du fait que la politique d’apaisement n’a aucune prise sur les fanatiques. Ils n’y voient que faiblesse et capitulation.
Je soupçonne également Pascal d’être athée. En effet, il dit : « J’ai choisi le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Comment peut-on choisir de croire ? On croit ou on ne croit pas. Ses « pleurs, pleurs, pleurs de joie » deviennent, en ce cas « pleurs, pleurs, pleurs de soulagement ». Il s’est dit : j’en ai marre de réfléchir et de n’arriver à rien. Je décide donc de laisser certains autres penser à ma place.
Pascal et Racine étaient englués dans les concepts religieux de leur époque. On perçoit cependant, comme une ombre contre un drap, les mouvements hésitants d’une conscience morale dépassant cette époque.
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21.01.2008
Carl
Trois jours avec Carl. Trois jours où j’ai dû admettre que nous avons tous, y compris moi-même, la possibilité de commettre un meurtre. Il me met hors de moi. Pourtant, il a eu une enfance heureuse. Il aimait ses parents et ses parents l’aimaient. Alors, pourquoi est-il encore vierge à l’âge de 65 ans ? Il le sera toujours, évidemment. Personnellement, je me serais suicidé depuis longtemps. Pourquoi est-il toujours aussi nul en dessin après avoir suivi des cours du soir pendant trois ans ? Pourquoi marmonne-t-il sans arrêt, exprimant vocalement la moindre de ses pensées, lisant les panneaux publicitaires, la signalisation routière et les enseignes des commerçants comme un gamin de six ans, tout fier de savoir lire ? Pourquoi lui est-il pratiquement impossible de prendre la moindre décision ? Il possède quand même la lucidité de se considérer comme un raté mais alors, pourquoi n’essaie-t-il pas de s’en sortir ?
Il n’a pas la télé chez lui. Ce n’est pas un crime. Cependant, pour quelqu’un qui suit des cours de dessin, on pourrait penser qu’il serait sensible à l’extraordinaire talent visuel dont font preuve les grands réalisateurs de cinéma. Il n’en est rien. Pour lui, les plus émouvants chefs-d’œuvre du septième art ne sont, comme au temps des frères Lumière et de l’“L’arroseur arrosé” qu’un amusement de foire. Il n’en saisit ni la beauté ni la complexité technique.
Voilà pourtant quelqu’un qui possède une culture immense. On peut lui parler peinture, littérature, musique de tous les temps et de tous les pays (mais pas cinéma) : il connaît. Une amie est venue en coup de vent pour me demander si je pouvais l’aider à rédiger sa thèse sur Italo Calvino. J’ai dit « Hélas, non ». Carl a bondi comme un ressort : “Oui, bien sûr, montre-moi ton plan et ce que tu as fait. Sous quel angle vas-tu l’aborder ?” etc. Au début – c’est à dire quand j’ai rencontré Carl dans les années 70 – je restais baba. Maintenant, j’ai l’habitude. J’aurais été surpris qu’il ne connaisse pas Italo Calvino, dont il a lu les œuvres complètes (en Italien évidemment). C’est un génie mais aussi un bonzaï : une plante torturée qui ne s’est jamais épanouie. Je suis triste pour lui car je l’aime bien, au fond.
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