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12.02.2008

Inconscient suicide

Ghislain Devroede : « Certains sujets sont plus heureux quand ils sont malades. C’est le besoin d’un refuge. »

Ariane souffre d’ostéoporose. Mais elle fume comme une centrale au charbon. Souhaite-t-elle continuer à être malade ? Arrêter de fumer ne la guérirait pas mais favoriserait l’efficacité – même toute relative – des traitements.

Raya, son adorable fille de 14 ans, si souvent malade elle aussi, fume par procuration.

Ariane souhaite-t-elle, sans le savoir, l’invalidité et la mort de sa fille ? Si nous pouvions « sonder les reins et les cœurs », combien trouverions-nous de fumeurs qui souhaitent inconsciemment d’être atteints par le cancer du poumon ? Combien de gros mangeurs par une crise cardiaque ? Combien de « fous de la route » recherchant l’accident ?

Je pense qu’il y a en nous un instinct peu exploré, mal analysé, mais lié au phénomène de surpopulation, qui nous pousse à nous détruire nous-mêmes pour que survive l’espèce. Lemmings, faux bourdons, araignées mâles, mammifères marins qui se « suicident »… nous n’en sommes pas si loin.

Commentaires

Et j'irais même jusqu'à dire que se donner pour chef d'état un petit joueur de "chamboule-tout" me paraît aussi de la même démarche suicidaire : un ras-le-bol de ce qui va bien et un net penchant pour le "vivement qu'on en crève".

C'est certainement une théorie juste que "l'instinct de mort" et cela expliquerait la fin de toutes les grandes civilisations. Nous sommes donc programmés pour nous détruire à un moment ou à un autre.

A moins que l'amour nous sauve .....

Ecrit par : monique | 12.02.2008