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16.02.2008

Univers

Une « petite » galaxie comprend entre 20 et 40 milliards d’étoiles. Notre propre galaxie, considérée comme une grande, en comprend 100 milliards (à une ou deux près). Dans la constellation de la Vierge, on en connaît une géante estimée à un trillion d’étoiles, c’est à dire mille milliards. Et combien y a-t-il de galaxies en tout ? On ne sait pas vraiment. On avance le chiffre de 2 à 3 millions. Il faudrait 14 milliards d’années pour voyager d’un bout à l’autre de l’univers (de l’univers connu) à la vitesse de trois cent mille Km par seconde.
Si les civilisations qui nous ont précédé avaient su tout cela, auraient-elles inventé un dieu créateur ?

Ces chiffres « astronomiques » nous les retrouvons dans notre corps, dans un simple brin d’herbe, dans un « ciron » comme disait Pascal, et ce, dès que l’on parle de bactéries et, encore plus, d’atomes. Nous sommes à l’orée des chemins entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Pour Pascal, l’univers n’était composé que de quelques milliers d’étoiles et les distances impliquées à quelques millions de lieues. Ses cirons, fruits des microscopes, oh combien primitifs, de son époque, étaient de la taille d’un acarien. Et pourtant, ces visions d’infinité lui faisaient peur. Il avait raison. Nous ne savons rien et nous ne saurons jamais rien. C’est effrayant pour un esprit comme le nôtre, avec sa puissance de conceptualisation et sa vision d’infinité, mais ce n’est pas une raison pour s’inventer un dieu créateur.

La grande différence entre l’époque de Pascal et la nôtre, c’est que si nous apprenions que notre vision de l’univers sera aussi étriquée pour un être humain vivant dans 500 ans que celle de Pascal nous paraît aujourd’hui, nous l’accepterions. Mieux encore : nous anticipons qu’il en sera ainsi. La terre a encore de beaux jours devant elle. Trois milliards d’années environ avant que le soleil commence à nous transformer en désert invivable. Alors, que saura-t-on, non pas dans 500 ans mais dans cinq cent mille ans, dans 500 millions d’années ?

Si la planète a encore de beaux jours devant elle, l’espèce humaine en a beaucoup moins, entend-on dire de toutes part. Cela dépend d’elle.

Au lieu de nous adresser de façon stérile à un dieu extérieur et imaginaire, ne ferions-nous pas mieux de nous identifier et de vibrer avec cet univers que nous observons en partie et qui se trouve aussi être nous-même et en nous-même ? Les particules d’énergie qui nous composent ont toujours existé et existeront toujours. Nous sommes l’univers. Pourquoi chercher ailleurs ?

Commentaires

Pascl,et les deux infinis.Sujet du bac pro (rattrapage en oral en 1970,pour moi tout au moins et je me souviens d'avoir eu un18 alors qu'en disserte je n'avais eu qu'un lamentable 4.Quant à Dieu,vaste question !Chacun est libre,c'est ça la tolérance.Salut Wolfy

Ecrit par : heraime49 | 16.02.2008

la question de dieu n'est pas incompatible avec la conclusion.... nous serions là infiniment sages....

amitiés

béatrice

Ecrit par : beatrice | 16.02.2008

Que nous soyons part de l'univers, c'est peu discutable. que nous soyons l'univers, c'est une conception bouddhiste. Et que l'univers ait été crée ou non, libre à chacun d'imaginer sa version.

Bonne soirée

Le grillon

Ecrit par : christian | 17.02.2008