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29.02.2008
Parabole
Elle n'est pas de moi mais elle est succulente.
Un jour, Dieu, irrité du fait que seulement 5% des Français allaient à la messe le dimanche, décida de détruire la France en lui envoyant un déluge. Il décida aussi, malgré tout, de sauver une famille particulièrement dévote et trouva un monsieur Noé.
« Construis une arche » dit-il à Noé. « Dans un an, j’enverrai des pluies torrentielles pendant 40 jours et 40 nuits et toute la France sera inondée. »
Cinquante et une semaine plus tard, Dieu retourna voir Noé et le trouva calmement en train de regarder la télé.
« Mais enfin », gronda Dieu, « Qu’est-ce que tu fais ? Les pluies vont bientôt venir et tu n’es pas prêt. »
« Pardonnez-moi » implora Noé « mais ce n’est pas si simple. Laissez-moi vous expliquer :
Il m’a fallu un permis pour construire une arche. Le conseil municipal en a débattu pendant des semaines. J’ai dû faire installer un système d’alarme en cas d’incendie. Mes voisins se sont réunis en association, m’accusant de violer les règlements de copropriété. Il a fallu l’accord d’un conciliateur. Ensuite, j’ai dû m’inscrire à l’URSSAFF qui exigea des versements immédiats, même si je n'avais pas gagné un seul centime ; puis à la Chambre de Commerce en tant qu’exploitant de chantier naval. J’ai dû remplir une bonne cinquantaine de formulaires (plusieurs fois, car j’oubliais souvent un article et il fallait tout recommencer à chaque fois) pour obtenir un permis de fondation d’entreprise. On m’a demandé une étude de faisabilité. J’ai dû passer à l’Hôtel des Impôts car ils exigeaient que je leur donne une idée des bénéfices de la première année d’exploitation. Quand je leur ai dit qu’il n’y aurait pas de bénéfices, ils m’ont imposé un forfait.
J’ai dû demander à EDF un compteur « jaune » pour les artisans et industriels.
J’ai dû obtenir l’accord et la signature du Préfet de Police. Pourquoi ? Je n’en sais toujours rien.
J’ai dû verser pour ma « pension », sept fois plus qu’un fonctionnaire, tout en ayant la promesse que je ne recevrais que moitié moins qu’un fonctionnaire.
Le comité d’urbanisme a exigé une étude sur la façon dont j’amènerais l’arche jusqu’à la mer. J’ai eu beau leur dire que c’est la mer qui viendrait à l’arche, ils m’ont répondu en me citant la devise des fonctionnaires : « Je ne veux pas le savoir ».
L’agence gouvernementale pour le développement durable a exigé de lancer une étude sur l’impact de l’arche sur l’environnement.
J’ai essayé de réunir des travailleurs bénévoles mais les syndicats s’y sont opposés et ont menacé de mettre le feu à l’arche dès qu’elle serait finie.
Le Trésor Public a menacé de confisquer tous mes avoirs, alléguant que j’essayais de fuir le pays pour rejoindre un paradis fiscal.
Alors, mon Dieu, pardonnez-moi si les travaux n’ont pas encore commencé mais c'est comme cela que notre gouvernement nous dit qu'il encourage l'emploi et préserve le pouvoir d'achat. »
« Ça ne fait rien » dit Dieu. « J’ai changé d’avis. Je voulais détruire la France mais l’administration est en train de faire le travail pour moi".
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Illogisme acceptable
Une femme qui se dore au soleil ou joue au volley sur une plage nudiste rabaissera sa jupe sur ses genoux si, dans un lieu public, elle s’aperçoit que l’on peut voir son slip. Dans l’abstrait, dans l’absolu, c’est totalement illogique mais nous l’acceptons car, qui que nous soyons, nous agirions exactement de même.
Pascal disait déjà que l’on n’a pas peur de marcher sur une poutre posée au sol alors que l’on paniquerait si la poutre était au-dessus d’un précipice. Même poutre cependant. Ce qui nous fait peur, c’est la pensée de ce qui pourrait nous arriver. Nous craignons le possible plus que le réel. On a beau condamner cet illogisme, on n’y échappe jamais.
16:11 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28.02.2008
There must be more...
“There has to be more to life than saving lives…” says the neurosurgeon who is the main character in Ian McEwan’s novel Saturday. We could easily keep going in the same vein : “There has to be more to life than…”
raising babies
arresting criminals
riveting steel plates
directing TV commercials
teaching rowdy children (or trying to)
waiting on tables
laying cables and pipes in trenches
chattering and drinking coffee in the offices of a French administration
driving a delivery van
managing a campsite
etc, etc, etc.
True. All true. Only spirituality can provide what is conventionally called « the meaning of life ». But what sort of spirituality ? Certainly not the sort that consists in calling on outside and entirely imaginary entities in order to praise them, beg them or ask for favours. Only our identification with the universe can provide peace of mind and inner happiness.
DEATH OF A DOG
I catch myself praying :
Oh, Lord, don’t let my dog suffer.
She is all forgiveness and love
and innocent of any lie.
Two million Jewish kids
and six million prayers :
Oh, God, please don’t let her suffer !
Don’t let him die, don’t let him starve,
don’t let them take her to the gas chamber !
But she did suffer
and he did die of starvation
and they did beat her up
and dragged her to the gas chamber
two million times !
What chance my doggy friend ?
And I ?
16:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.02.2008
Gros
Ecrit en octobre 2006
« Moi, je ne sortirais jamais avec un homme plus petit que moi ou chauve ou portant des lunettes ou rouquin… »
Combien de fois ai-je entendu de telles remarques pendant mon adolescence ! Elles venaient de jeunes filles qui éliminaient peut-être ainsi péremptoirement l’homme qui aurait pu faire le bonheur de leur vie. Elles me paraissaient absurdes, ces remarques et, jusqu’à un certain point, elles le sont ; mais jusqu’à un certain point seulement.
En effet, il me serait impossible de ressentir le moindre désir pour une grosse femme. C’est d’autant plus illogique que je suis moi-même... disons "généreusement distribué". Je n’ai donc absolument pas le droit de juger.
09:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.02.2008
Carte de voeux
Ecrit en décembre 2006
Gloria m'envoie une carte de Noël et, dans la carte, il y a une lettre circulaire, destinée à tous ceux à qui l’on souhaite un joyeux Noël et une bonne année.
« J’ai fait ceci. J’ai doublé mes revenus. Olivier a fait cela. Il va remporter un fabuleux contrat avec une multinationale. Isabelle a épousé Gaston, son petit ami. C'est un jeune homme formidable, ingénieur brillant, destiné à un futur non moins brillant. Il y avait 250 personnes à la réception. Les jouvenceaux se sont acheté une maison à €500,000. Ils sont partis en lune de miel à Venise où ils sont descendus dans un hôtel à cinq étoiles etc, etc, etc… »
On a l’impression d’entendre, en sourdine : « Et toi, pauvre schnock, qu’est-ce que tu as fait ? »
Je n’ai encore jamais reçu une lettre de Noël dans le genre de celle-ci : « Dur, dur, cette année ! Il a fallu faire remplacer le toit de la maison et, pour cela, nous avons dû renégocier notre prêt immobilier et annuler nos projets de vacances aux États-Unis. Roger et moi, nous nous sommes souvent disputés et avons même mentionné la possibilité d’un divorce. Lisa n’a toujours pas de petit ami. Ses règles sont catastrophiques. Elles durent dix jours et la mettent complètement à plat. Le docteur vient d’apprendre à ma mère qu’elle souffre d’un cancer à un stade très avancé. On ne lui donne pas plus de six mois. Une erreur informatique a fait que nous avons été imposés deux fois par le Trésor Public et on a menacé de nous envoyer les huissiers. La voiture, qui n’est plus sous garantie depuis un mois, commence à faire des siennes. On nous demande plus de €2,000 pour les réparations etc, etc, etc… »
Ce ne serait pas très gai, effectivement, pas très festif mais ce serait aussi un vent de fraîcheur et d’honnêteté.
Je ne répondrai ni à la carte de Noël ni à la lettre ; non par « vengeance » mais par écœurement, tout simplement. En fin de compte, Gloria récolte sa propre récompense. Je la laisse jouir de ses fantasmes de supériorité.
« Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur. »
15:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.02.2008
Sobriété
Lors de la visite d’un camp de concentration, ce qui frappe le plus certaines gens c’est l’accumulation des lunettes, des cheveux ou des chaussures. Pour d’autres, ce sont les fours crématoires. Pour moi, en visitant Auschwitz, ce fut la cellule où on laissait les gens mourir « simplement » de faim et surtout de soif. Quelqu’un y avait jeté une rose, une seule, et j’ai eu beaucoup de mal à retenir mes larmes.
11:18 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.02.2008
Films non violents
Les Américains, on le sait grâce au bourrage de crâne de la gauche, ne savent tourner que des films violents. Leurs autres films – et ils en produisent énormément – n’attirent pas les foules de façon spectaculaire, y compris en France.
Dans le monde anglophone, ils ont, malgré tout, assez de succès pour ne pas mettre leurs investisseurs en faillite, bien au contraire. Chez nous, on les retrouve l’après-midi à la télé. Il y a toute la gamme : cela va du navet au chef-d’œuvre en passant par le film « bien » sans plus. Alors, si nous sommes friands de violence au point de nous précipiter pour voir des films violents et ignorer les autres, qu’est-ce que cela dénote chez nous ?
Cet anti-américanisme systématique oublie que beaucoup de films français contiennent également des scènes de violence. Il n’y a pas d’ « exception française » en ce domaine. C’est simplement que les films américains violents sont, en général, si bien ficelés et si bien rythmés qu’on en parle davantage.
À François Mauriac, catholique pratiquant, on demandait un jour comment il pouvait concilier ses convictions religieuses avec le fait que la plupart de ses personnages de romans fussent plutôt sinistres et sordides. Il aurait répondu : « Quand tout va bien, il n’y a rien à raconter ».
Même dans La petite Maison dans la Prairie, si tout allait bien il n’y aurait rien à raconter.
Tout ne va pas bien dans le film Gideon de la réalisatrice Sarah Hoover car le personnage principal, comme dans Love Story est en train de mourir d’une leucémie. Gideon, c’est le triomphe de la simplicité sur la suffisance, de la générosité sur l’égoïsme et de la bonté sur la méchanceté. Je défie quiconque n’a pas un cœur de pierre de garder les yeux secs en regardant ce film. Malgré tout, j’imagine facilement Télérama le décrivant comme typique d’une certaine « sentimentalité à l’américaine ». Pour nos média, que l’on soit violent ou pas, si on est américain, on est perdant.
08:24 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.02.2008
Book review II
Cherry Ice, de Jill Laurimore n'a pas, à ma connaissance, été traduit en français.
Have you ever picked at a delicious bunch of grapes, only to be « betrayed » by the last one ? Of course, you have. We all have. Same experience with a basket of strawberries. They are all perfect with the exception of the last one which is slightly mouldy and leaves a bad taste in your mouth.
Instead of grapes or strawberries, I should have talked about cherries because they bring to mind the title of the novel : Jill Laurimore’s Cherry Ice.
Each chapter is seen from the point of view of a different character but only one of these characters is presented in the first person : Ella, a 14-year old girl who boards the Queen Elisabeth on her way to New York in 1964. So, when Ella is the central character, it reads like an autobiography. For all other chapters, we have “she”. There are two “she”s : Kitty, Ella’s mother, and Lynn, Ella’s father’s second wife. The technique is very effective.
We share in Ella’s sense of wonder as she spends an eventful week on the huge liner. She meets Hen, a very beautiful, 17-year old, flighty socialite who finds out that she is pregnant and, in spite of all the flaws in her personality, can also show feelings of fear, affection and loyalty.
Ella then comes across two teenage boys, one of them shallow and boring, the other one shallow and rude.
There is also an encounter with a dirty old man.
Finally, Ella makes friends with two little girls who awaken her maternal instinct.
Meanwhile, back in London, Kitty almost falls for a married man.
There is another main character, of course : the ship herself. Her presence transforms everyday living into a wonderful adventure. She overwhelms the passengers but also the readers. She inhales, exhales and whispers. Like a goddess, she gives and takes and, when you must inevitably disembark she leaves you with a feeling of great emptiness.
The style is light, precise, evocative and peppered with a delightful sense of humour : humour of the best kind, i.e. tinged with sadness.
Making Ella go back to New York in 1994 was a good idea. I particularly liked the passage when she looks nostalgically at the quay where the Queen Elisabeth used to dock. Ella also meets her half sister, Lynn’s daughter : Jackie. Again, a good idea as it fills us in on what happened after Ella had to fly back to London following her father’s downfall and bankruptcy. But that’s where, to my mind, the last grape, or strawberry or cherry goes sour : the inconsequential chatter between Lynn and Ella completely failed to grab me. The style suddenly turns pedestrian. The story has lost its former, considerable charm. I wish the reunion between Jackie and Ella had been kept considerably shorter and that the last paragraph had been the nostalgic look at the empty Queen Elisabeth berth. Oh, well !
20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Book review
Il m'arrive d'écrire des critiques de romans pour le site www.shvoong.com . Celle-ci est en anglais. Je vous en fait part en espérant que cette langue sera comprise par une majorité de lecteurs de Blog50. Le roman en question s'appelle Les Chemins de feu en français. L'auteur : un géant de la littérature anglaise contemporaine : Sebastian Faulks.
“The English Proust” some people call him. I don’t know about that but Sebastian Faulks is indeed worthy of Proust’s level of fame.
Like most of his novels, Birdsong takes place in France.
1910. Stephen Wraysford, a young Englishman on what we would now call “work experience” is spending a few months in a textile factory in Amiens, in northern France. The CEO is a certain Mr Azaire.
Stephen is lavishly accommodated at Mr Azaire’s house and soon falls in love with Isabelle, the man’s wife. His love is returned, which is not surprising as Azaire is an insensitive, brutal sort of husband.
Stephen and Isabelle run away together. Isabelle becomes pregnant, undergoes a fairly rapid change of heart and goes back to her husband.
1914. Stephen is by then a British lieutenant in a tunnelling regiment. The idea is to reach the German lines underground and blow them up. The Germans are at it as well, of course, and it all ends up in a deadly, oppressing and claustrophobic game of cat and mouse in dank and dark warrens.
The tunnel diggers are not exempt from participating in those useless attacks during which thousands of men die trying to recapture 200 yards of land. The horrors of trench warfare are hauntingly described. For instance, Stephen watches helplessly as his Captain, caught in barbed wires, gets hit by several machine gun bullets until his head disintegrates altogether, leaving only a bloody hole between the shoulders. One incident among many. It did remind me of Henri Barbusse’s Clarté. Stephen acquires the reputation of a fearless and daring fighter but we, the readers, know that it’s only because his mind is going numb.
Half way through the war, and while on leave, Stephen meets Jeanne, Isabelle’s sister. They have an affair and, after the war, they will eventually marry. He learns that Isabelle has fallen in love with a German soldier during the occupation of Amiens and has somehow managed to follow him back to Germany.
After losing many of his friends and comrades in arms, Stephen is almost buried alive in a tunnel following an explosion. He is rescued by a German search party on November 11, 1918. Sobbing, Stephen and his young German-Jewish rescuer (the irony of his faith is not lost on the reader) fall into each other’s arms. The guns are silent. You can hear birdsongs again.
The style is incredibly subtle and, at the same time extremely powerful. The final episode, when Stephen is almost certain that he is going to die buried alive in the tunnel is almost unbearable. All the while, Isabelle is never far away from his thoughts. As he tells his dying companion : “It isn’t that I love her, though I do. I will always love her. It isn’t that I miss her or that I am jealous of her German lover. There was something in what happened between us that made me able to hear other things in the world. It was as though I went through a door and beyond it there were sounds and signals from some further existence. They’re impossible to understand, but since I’ve heard them, I can’t deny them. Even here.”
It’s been said of Mozart’s music : “The silence that follows is also his”. I felt the same after the last page of this authentic masterpiece.
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21.02.2008
Moqueries
On se moque beaucoup de Freud et de ce qui est vu comme ses obsessions : la sexualité et la mère. On se moque donc aussi (mais de quoi ne se moque-t-on pas ?) de la recherche, pour les hommes, d’une deuxième mère chez leur compagne, comme si cette recherche était incompatible avec l’érotisme.
Le sociologue Philippe Brenat insiste sur l’importance du premier amour. Consciemment ou inconsciemment, cet amour nous affecte pour le reste de notre vie. Dans les sociétés qui ont précédé la civilisation (caractérisée par la spécialisation des tâches) c’est à dire il y a 10.000 ans dans certaines régions et seulement 200 ans ailleurs, l’espérance de vie moyenne à la naissance était de 5 ans. Si l’on atteignait cet âge fatidique, l’espérance de vie était de 14 ans et enfin, si l’on arrivait à 14, on pouvait espérer atteindre l’âge vénérable de 35 ans.
Même au XVII° siècle, en France, dans un contexte hautement civilisé, l’homme de 50ans était, comme on le voit dans les pièces de Molière, un « vieux barbon ». Pas étonnant, dans ce cas, que le premier amour fût le bon. C’était une nécessité biologique car ce premier amour risquait fort d’être aussi le dernier. Les suicides dus au chagrin d’amour étaient fréquents dans les campagnes, campagnes où vivait 90% de la population. Une jolie fille dans un petit village était souvent la seule jolie fille. Si on la « loupait », il n’y en avait plus d’autre.
La longévité dont nous jouissons à notre époque, liée au phénomène de surpopulation (une de perdue, dix de retrouvées) n’a pas altéré les élans fondamentaux des adolescents. On peut d’ailleurs très bien faire abstraction de cette surpopulation et des possibilités qu’elle nous offre pour ne tomber amoureux que d’une seule femme. Ce n’est pas si rare.
Il ne faut pas se moquer des premières amours. Les ados découvriront par eux-même que, de nos jours, on passe par plusieurs vies. Même si les premières amours nous affectent profondément et, dans la plupart des cas, impriment en nous des critères indélébiles d’esthétisme et d’érotisme, nous redécouvrons la vie tous les vingt ans.
Lorsqu’on se moque de Freud, des premières amours et de bien d’autres choses encore, on expose, comme l’avait vu Bergson, la liste de nos propres frayeurs.
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