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21/03/2008

Dale Carnegie

Oubliant complètement les conseils de Dale Carnegie, et afin d’augmenter la productivité et d’améliorer les résultats, on attaque les ouvriers ou les employés de la base : ceux qui sont le moins bien payés.

En Angleterre, on s’est ainsi attaqué aux profs. Quand on vous serine que vous faites mal votre travail, vous finissez par vous comporter comme un chien qui, la queue entre les pattes, se demande d’où le prochain coup de son maître va venir. Résultat : en trois ans, le collège-lycée où j’enseignais, est passé du 17ième rang sur un tableau des 200 meilleurs établissements anglais au 85ième puis a complètement disparu de la liste des 200. Rendre les employés nerveux et craintifs n'est pas la bonne recette pour obtenir des résultats.

Pendant ce temps, les proviseurs et les inspecteurs insistaient pour imposer de nouvelles méthodes d’enseignement, méthodes qui se sont révélées désastreuses. Ils imposaient aussi des contraintes administratives, des tonnes de paperasse à remplir, des cases à cocher pour savoir si vous aviez bien atteint votre « cible » (c’était le mot à la mode), des rapports sans fin sur chaque élève et, pour couronner le tout, des réunions de travails hebdomadaires aux thèmes si obscurs que bien malin étaient ceux qui pouvaient dire de quoi on avait discuté.

On me dit qu’il en est ainsi presque partout : à La Poste, dans les centrales nucléaires, chez Peugeot-Citroën… On s’étonne après cela du nombre croissant de suicides parmi les employés. Quand on a 35 ans, que l’on se sent pris au piège dans une profession sans avenir et que l’on est traité comme un paresseux qui ne connaît pas son métier ; quand on envisage qu’il faudra encore passer trente années à subir ce genre de traitement, la mort peut sembler désirable.

J’ai eu « de la chance ». Je n’ai fait qu’une crise cardiaque qui m’a valu un quadruple pontage et une retraite anticipée. Ce que je n’avais pas voulu faire consciemment, mon corps a essayé de le faire pour moi.

Pendant ce temps, on augmente le nombre des cadres. Anxieux de justifier leur position et leur salaire, ceux-ci passent leur temps à concocter des méthodes toujours plus coercitives pour leurs « inférieurs ».

On a oublié, une fois de plus, la devise du président Truman : « Personne d’autre que moi n’est responsable de ce qui va mal ». La bonne entente, l’efficacité, la productivité, tout vient du PDG ou de ses équivalents dans d’autres professions. On a oublié aussi les conseils de Dale Carnegie sur les façons de travailler ensemble au lieu de chercher exclusivement à faire travailler les autres.

Partout où les pratiques recommandées par Dale Carnegie ont été appliquées, le personnel – de la direction aux techniciennes de surface – a été heureux et superbement efficace, écrasant la compétition et se moquant des syndicats.

Commentaires

comme tu as raison,elle est belle la hierarchie parfois.j'ai eu la chance de travailler souvent seul,pas de chefs capables de me contredire dans mon travail.Un seul inconvénient,pas de chef,pas d'augmentations,mais bon.une certain eliberté vaut mieux que n'importe quelle augmentation,et de plus pas de stress.Salut Wolfy

Écrit par : heraime | 21/03/2008

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