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30.04.2008

Tous cousins

Nous avons 2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, etc. Si l’on compte 25 ans par génération, nous arrivons à 16 ancêtres au bout de 100 ans, 256 au bout de 200 ans. En 675 ans, nous arrivons ainsi au chiffre fabuleux de 134 millions d’ancêtres, et ce à une époque où la France ne comptait que 20 millions d’habitants. Conclusion ? Nous sommes tous cousins !

29.04.2008

Bible hébraïque et Bible Araméenne

Les récentes découvertes bibliques confirment ce que, par simple bon-sens, beaucoup de gens pensaient depuis longtemps : les Juifs sont des Égyptiens monothéistes qui sont sortis d’Égypte pour des raisons religieuses. Ils ne l’ont pas fait sous Ramsès II mais sous Aï, le successeur d’Akhenaton et de Toutankhamon.

En fait, lorsqu’on analyse les contradictions et anachronismes de la bible hébraïque (par opposition à la bible araméenne) tout montre que le mythique Abraham n’était autre qu’Akhenaton lui-même. Les Juifs ne sont jamais vraiment sortis d’Égypte car, à l’époque, Canaan était une province égyptienne, un État tampon entre l’Égypte et les barbares. Loin de s’opposer à leur départ, Aï leur a donné une terre. Aï sympathisait avec les idées d’Akhenaton mais, pour éviter une révolte populaire, avait pris parti pour le retour au polythéisme.

Pharaon était l’incarnation d’un Dieu à la fois unique et multiple. C’est lui qui, constamment, refaisait le ciel et la terre et ramenait le soleil sur le monde tous les matins.

Les sentiments anti-égyptiens de la bible hébraïque ont été rajoutés pour plaire aux Mésopotamiens, alors vainqueurs des Juifs. « Ce passage a été changé pour plaire à Nabuchodonosor » lit-on dans la bible hébraïque. On a donc fictivement fait venir Abraham de Mésopotamie (de nos jours Irak) sur des chameaux. Or les chameaux ne sont arrivés dans la région que plusieurs centaines d’années plus tard. C’est un peu comme si, pour plaire aux Allemands pendant l’occupation, on avait dit que Jeanne d’Arc était venue de Bavière.

Pour plaire aux Mésopotamiens de l’époque, on a rejeté l’origine égyptienne du peuple juif et on leur a inventé une origine irakienne. Malgré tout, depuis plus de deux mille cinq cents ans, Juifs, puis Chrétiens puis Musulmans adorent le dieu unique d’Akhenaton.

28.04.2008

Règlements

Sarko a du pain sur la planche car nous sommes encore anesthésiés dans l’illusion que nous vivons dans une société libre.

Lorsqu’on dit à un Américain que les magasins français n’ont pas le doit de déclarer des soldes sans la permission d’une agence gouvernementale, eh bien cet Américain ne vous croit pas. Il pense que vous radotez et que jamais le gouvernement d’un pays ne perdrait son temps à mettre son nez dans des choses comme cela. Pourrait-on essayer de lui dire qu’un paysan doit demander la permission de mettre un champ en jachère ou de ré-exploiter un champ déjà en jachère ? Ou qu’un viticulteur est taxé sur le vin qu’il a en stock ? Peine perdue. Il ne vous croirait pas non plus.

Chaque profession pourrait donner une longue et déprimante liste des contraintes, toutes plus absurdes les unes que les autres qui pèsent sur elle.

« Mais il faut bien qu’il y ait des règlements ! » miaulent les gens de gauche. Certes, surtout en ce qui concerne l’honnêteté des engagements envers les clients, la façon dont sont traités les employés ou encore les menaces sur l’environnement mais le fait qu’il faut des règlements ne veut pas dire qu’il en faille tellement que cela sabote la machine économique.

Ces milliers de lois et de règlements n’ont jamais empêché les faussaires, les aigrefins, les sombres brutes et les exploiteurs d’opérer en toute impunité. Par contre, ces mêmes interventions étatiques totalement absurdes pèsent lourdement sur l’efficacité des entreprises honnêtes, c’est-à-dire sur l’immense majorité de celles-ci.
L’esprit interventionniste français est tellement obnubilé par le principe de « prévention » qu’il en a oublié celui de « répression ». Peu de lois, mais appliquées avec courage seront toujours plus efficaces qu’une diarrhée de règlements qui pénalisent les honnêtes gens mais dont les escrocs se moquent.

Un exemple entre mille ? Commençons par donner aux propriétaires le droit d’expulser les locataires qui ne payent pas, quelles que soient les circonstances ou les périodes de l’année. Injuste ? Cruel ? L’INSEE estime à un million le nombre d’appartements inoccupés parce que les propriétaires ont PEUR d’y mettre des locataires, peur des déprédations, peur des mauvais payeurs et surtout peur de ne pouvoir expulser les mauvais locataires. Un million d’appartements de plus du jour au lendemain sur le marché de l’immobilier, cela commencerait à résoudre pas mal de problèmes : prix des locations, surpeuplement, SDF, etc. Malheureusement le propriétaire, comme l’ignoble patron, c’est l’homme à abattre.

Pendant que les loueurs de taudis (dont certains carrément mafieux) se moquent des règlements, l’honnête propriétaire est paralysé. Peu importe si, en lui liant les mains, on fait du mal à tout le monde et surtout aux Français qui se battent avec des revenus modestes. On « fait du social » ou on n’en fait pas, que diable !

27.04.2008

Ephémère

Le corps est un agencement compliqué mais éminemment éphémère, un peu comme ces petits tourbillons de poussière qui se forment parfois sur les chemins de terre, se déplacent de quelques mètres puis s’effondrent.

La poussière existait avant eux, elle existe encore après eux. Les tourbillons sont éternels dans leur substance mais éphémères dans leur forme.

26.04.2008

Un second amour ?

Pourquoi ma grand-mère ne s’est-elle jamais remariée ? Quand j’étais gamin, je ne comprenais vraiment pas. Mariée à 18 ans, veuve à 25 ans elle avait encore, comme on dit « toute la vie devant elle ».

Première explication : François, son mari, était quelqu’un d’exceptionnel. Et il l’était : ses lettres et même ses cahiers d’écolier le révèlent comme tel. Agriculteur mais né dans un manoir il possédait une certaine noblesse de maintien, de langage et surtout de comportement qui le distinguait de ses pairs. Il ne se saoulait pas, ne ricanait pas comme un demeuré, ne tenait pas de propos graveleux. Parmi les jeunes de son village, il avait un surnom : le séminariste.

Il était tombé amoureux de Maria alors qu’elle n’avait que douze ans. Sans jamais rien lui dire, il avait sagement attendu qu’elle en ait seize avant de se déclarer.

Maria venait d’un milieu beaucoup plus modeste. Au lendemain de sa nuit de noce, elle se leva à cinq heures du matin. “Mais qu’est-ce que tu fais ?” lui demanda François. “Il faut bien aller traire les vaches !” répondit-elle.
“Non, la maîtresse de maison ne va pas traire les vaches.”

Elle était tombée dans un autre monde, non seulement sur le plan financier mais surtout sur le plan de l’affection, de la chaleur humaine, de la considération qu’un mari doit à sa femme, bref de l’amour, tout simplement.
Pas très étonnant, après cela, que les prétendants des environs – et il y en eut, car elle était très belle – n’aient pas soutenu la comparaison.

Dernièrement, je suis devenu conscient d’une autre explication. Le mois prochain, cela fera trois ans que Léon et Délia seront séparés. Depuis, Léon a connu quatre liaisons fugitives et peu satisfaisantes. Il n’est pas stupide : il sait qu’il ne faut pas essayer de retrouver « A » en « B » ou « C » ou « D » mais, chaque fois, le manque de désir le prend au dépourvu.

L’absence de Délia n’est pas une obsession pour lui. Cela ne l’empêche pas de dormir mais cela l’empêche de ressentir du désir pour une autre femme, ce qui signifie que, tout au fond de lui, quelque chose s’est brisé. D’un naturel optimiste, il espère que le temps effectuera les réparations nécessaires.

Son histoire m’a aidé à mieux comprendre ma grand’mère. J’ai longtemps cru qu’elle n’avait pas voulu se remarier. Je me rends compte maintenant qu’elle n’a pas pu, tout simplement.

23.04.2008

Nouvelle conscience

On se demande comment les astronautes que l’on enverra sur Mars réagiront psychologiquement quand la Terre ne sera plus pour eux qu’un faible point lumineux.

Nous sommes capables d’imaginer cela en partie car nous sommes maintenant douloureusement conscients du fait que la Terre n’est qu’un minuscule vaisseau spatial à durée de vie limitée. Nous tournons autour du soleil à la vitesse de 30 kilomètres par seconde. Le système solaire tourne autour du centre de la galaxie à la vitesse de 212 kilomètres par seconde. La galaxie elle-même se déplace : à la fois en fuyant le centre de l’univers et en se rapprochant d’Andromède.

On peut imaginer sous nos pieds la surface mouvante et fuyante de notre vaisseau spatial. Nous sommes l’une des premières générations à en être conscient.

L’impact psychologique ?

Il y en aura un certainement ; mais il faudra attendre les recherches des historiens du XXII° siècle et des suivants pour en donner une analyse bien documentée.

22.04.2008

Centrisme

On ramène tout à soi. C’est logique : que – et qui – connaît-on vraiment en dehors de soi ? Les psys ajouteront immédiatement que l’on ne se connaît même pas soi-même. Il faut, à un certain moment dans notre développement, accomplir un immense effort pour accorder aux autres la même importance qu’à nous-même. Un nombre impressionnant et déprimant d’individus n’accomplit jamais cet effort. Le prix que leur égocentrisme fait payer à leur entourage est terrible mais le prix qu’ils doivent payer en termes de frustration, colère et insatisfaction permanente est encore plus terrible.

Par extension, et comme lors d’une pénible naissance, il a fallu des siècles à notre civilisation pour s’apercevoir que la terre n’était pas le centre de l’univers, puis que ce n’était pas non plus le cas du soleil ou même de la galaxie… Certains continuent cependant à se demander sérieusement si nous y sommes les seuls être pensants. Même si, comme le pensent de plus en plus de scientifiques, nous ne pourrons jamais rentrer en contact avec d’autres civilisations, se croire les seuls dans l’univers est aussi irrationnel que le furent les anciens préjugés.

21.04.2008

Ca recommence !

Je croyais que ce genre de chose était fini, bien fini mais non : ça recommence. Je viens encore de rencontrer quelqu’un qui justifie par « la mentalité de l’époque » les horreurs perpétrées par l’église catholique du Moyen Age au XVIII° siècle.

On nous disait que les récents changements de mentalité dans les milieux catholiques étaient irréversibles. Pas complètement semble-t-il.

Le Christ n’a-t-il pas dit « Aimez vos ennemis » ? lui citai-je.

Réponse : « Les hérétiques n’étaient pas des ennemis mais des âmes à racheter ».

À partir de ce moment-là, excusons Hitler ; la Shoa n’étant qu’un « accident de l’Histoire » dixit Le Pen. Au nom de la « nécessité historique »,excusons aussi les tortures et exécutions de dizaines de millions de victimes dont le seul tort était de n’être pas communiste.

Dans la foulée je viens de lire dans un Monde Diplomatique vieux de quelques semaines, un article impeccablement rédigé, impeccablement logique et convaincant sur la nécessité que nous avons, dans les démocraties occidentales de ne PAS exporter et encore moins de ne PAS imposer aux autres nos conceptions des droits de l’homme. La maestria d’un grand universitaire nous emporte dans son sillage. On tombe d’accord avec lui.

Et pourtant… Je m’imagine regardant un Tibétain torturé par des Chinois et lui disant : “Ne t’inquiète pas, mon vieux : il ne s’agit que d’une différence culturelle.”

20.04.2008

Egocentrisme

Les gens qui ne pensent qu’à eux-mêmes ne voient ni n’entendent les autres ; ce sont des aveugles et, comme les aveugles, ils se cognent partout et se font très mal.

19.04.2008

Média

Certains disent que les média sont majoritairement de Droite. Ils invoquent pour cela les noms des grands pontes de la presse, tel que le groupe Lagardère. Effectivement, on imagine mal M. Lagardère votant pour Olivier Besancenot.

D’autres disent que les média sont majoritairement de Gauche ; sinon les propriétaires de presse, du moins les journalistes.

Qui a raison ?

Rien de tel que de soumettre une théorie au feu de l’expérience.

Ségolène Royal ayant licencié deux de ses collaboratrices, ces dernières lui ont intenté un procès pour licenciement abusif. Frileux, le juge de Poitiers a refusé d’accepter certains documents soumis par les deux femmes à la dernière minute.

Moins frileuse, la cour de cassation a renvoyé le procès à Renne où Ségolène a été condamnée pour licenciement abusif.

Épisode banal, en somme, sauf pour les deux collaboratrices évidemment. Impossible d’ailleurs de prendre position tant que l’on ne connaît pas les détails de l’affaire. Affirmer « dans le brouillard » que tel parti avait raison et tel autre avait tort serait présomptueux.

La presse écrite, comme la radio et la télévision publiques n’ont pas mentionné l’affaire. Auraient-elles dû le faire ? Probablement pas. Franchement, cela n’en valait pas la peine.

MAIS quelles auraient été les réactions de ces mêmes média si cet épisode de licenciement (abusif ou non) avait été le fait d’une personnalité de Droite ?
Aïe, aïe, aïe !

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