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06/05/2008

Ancêtres

Certaines personnes sont possédées par ce qu’on appelle des « peurs irrationnelles ». L’une des plus répandues, paraît-il, est la peur d’être enterré vivant. Explications ?

1. Une expérience précédente.

Je ne parle pas de l’expérience d’avoir été enterré vivant mais, par exemple, de celle d’avoir été cambriolé. Quand on l’a été, il en reste quelque chose qui vous colle à la peau pour le restant de votre vie. Voilà pourquoi les cambrioleurs devraient être incarcérés à vie. Dur, dur ? Pas vraiment. Les bonnes âmes disent que l’on ne devrait pas mettre les gens en prison car c’est une école du crime. Ce n’est vrai QUE lorsque le prisonnier est libéré. Autrement, il peut avoir acquis un BTS, une Licence ou même un Doctorat dans l’art du crime, mais tant qu’il reste en prison il ne lui est pas possible d’exercer ses talents. Si l’on infligeait une peine qui équivaudrait en longueur à celle qui a été infligée à la victime, les malfrats potentiels, réfléchiraient un peu plus avant d’agir ; et il y en aurait moins car l’école du crime aurait disparu.

2. Une peur enfantine.

J’étais trop jeune pendant la dernière guerre pour comprendre ce qui se passait mais je savais que les adultes avaient peur et cette peur se transmettait à moi comme un fluide maléfique.

Que penser des cas où il n’y a ni expérience personnelle ni observation enfantine ? Je veux bien croire (et je serais curieux de savoir ce qu’en pensent les psys) qu’il y a des gens qui aiment avoir peur et aiment se faire peur. Mais là encore, il doit exister une raison à cet engouement.

Ne pourrait-on (sans généraliser) accepter, dans certaines limites, une influence génétique ? Je n’ai connu mon père qu’à l’âge de 6 ans. Or ma mère m’a souvent dit à quel point elle s’étonnait que je réagisse exactement comme lui à certaines odeurs : pomme, céleri et eau de Javel en particulier. Ce ne pouvait pas être de l’imitation. Autre exemple : je nage assez bien sur le dos mais je coule comme un fer à repasser si je passe sur le ventre. Mon petit-fils, qui ne m’a jamais vu nager et à qui je n’ai jamais mentionné cela, fait face aux mêmes difficultés.

De quels ancêtres sommes-nous vraiment les héritiers ? Quels gènes nous gouvernent ? En fait, nous ne « descendons » pas de nos ancêtres : nous sommes nos ancêtres. Nous le sommes corps et âmes. Ce qui nous donne l’illusion d’être nous-même, c’est que nous sommes un mélange de dizaines, de centaines, peut-être de milliers d’ancêtres.

REGARD

Voilà cinq cent mille ans, mon chien qui me regarde
aboyait au désert et ses crocs dénudés
protégeaient l’os pourri qu’il venait d’enterrer.

Nous arrivons du fond des âges
et portons en nos yeux sauvages
tout le sang des crimes enfouis.

Pas un de nous dont les anciens
n’aient torturé, volé, trahi.

Pas un de nous dont les anciens
ne furent lynchés ou trahis.

Vas-y, mon chien, ronge ton os.
Aime ce que je suis : n’essaie pas de savoir.

Et voilà qu’après avoir écrit cela je tombe sur Aïe, mes Aïeux ! d’Anne Ancelin Schützenberger. Il y a des coïncidences vraiment troublantes ou peut-être ce genre de réflexion est-il tout simplement « dans l’air » comme on dit.

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