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04/08/2008

Yoyo

Benjamin Constant disait : « Rien n'est plus constant en moi que mon inconstance ».

Tout est fluide, tout est éphémère. On le sait de façon abstraite mais la réalité nous prend souvent par surprise.
Il en est de même de la prospérité des pays et de la qualité de vie de leurs habitants. On observe un va-et-vient qui ressemble parfois à un jeu de yoyo.

L'Angleterre des années 70 ressemblait à un champ de bataille après la bataille : papiers gras flottant dans les gares, aéroports et centres commerciaux ; salaires ridiculement bas, grève après grève, chômage à 10%, atmosphère de déprime, pour ne pas dire de désespoir. Le premier ministre socialiste de l'époque, Dennis Healy, que de Gaulle avait appelé quelques années auparavant « le pire ministre de l'économie que l'Angleterre ait jamais connu » a fini par jeter l'éponge. Le pays était devenu « l'homme malade de l'Europe ». Il a fallu faire appel au Fond Monétaire International, à l'instar d'une vulgaire république bananière.

Avec Margaret Thatcher puis Tony Blair, les choses changèrent du tout au tout : pouvoir d'achat multiplié par deux en cinq ans, puis par trois en dix ans, chômage réduit à 3% et un esprit d'optimisme et de renouveau tel que le pays n'en avait jamais connu.

Aujourd'hui, le yoyo redescend : chômage à 5%, baisse du pouvoir d'achat, recrudescence de la criminalité et autres crises, comme dans le domaine des assurances maladie, pour n'en citer qu'une.

Tony Blair et Gordon Brown étaient amis depuis leurs années d'université et Brown fut nommé ministre des finances avec promesse d'hériter du poste de premier ministre à la fin du deuxième mandat de Tony mais c'est là que les choses commencèrent à se gâter. Blair est pragmatique, souple, adaptable, ce qui lui a valu les mêmes critiques que celles dirigées contre Sarko en ce moment en France. Brown est doctrinaire et rigide. Dans nos deux pays, une bonne partie de la population reste, comme Brown, doctrinaire et rigide, adore les premiers ministres ou les présidents qui ne font rien et lance un barrage permanent de moqueries et d'insultes contre ceux qui se démènent pour régénérer leur pays.

Afin de limiter les dégâts, Blair n'a pas donné les reines du pouvoir à Brown lors de sa seconde réélection : il a attendu quelques mois en espérant calfeutrer quelques brèches. Peine perdue. Fidèle à lui-même, Brown est en train de saborder son navire et de préparer une victoire sans précédent pour un parti conservateur qui, en fait, n'a pas grand chose à proposer. On est mal parti...

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