logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

19/06/2009

De Descartes à Pamela Anderson

Jeune adulte, René Descartes se désolait : il se sentait attiré par les femmes qui louchaient. À l’époque, on disait « les femmes louches ».

Il se désolait car il ne se sentait pas normal en ce domaine. Il est allé jusqu’à employer le mot « perversion ».

Puis il s’est souvenu de ses premières amours, amours enfantines comme nous en avons tous connues. Il s’est alors rendu compte que la jeune fille en question louchait. Il a compris d’où venait son malaise et a cessé de s’en préoccuper. Et cela 200 ans avant Freud. Bravo !

Trois réflexions issues de cette lecture :

La première, c’est qu’une déformation physique devient souvent invisible à la longue par ceux qui aiment la personne qui en est affligée.

La seconde, c’est que l’enfance nous marque à jamais. Parce que je n’éprouve aucune attirance physique pour les femmes rondes, on m’a lancé à la tête que j’étais victime de la mode. Je ne m’en suis pas formalisé. Au contraire, j’ai réfléchi pour découvrir si c’était vrai et si je devais en avoir honte. C’est l’accusation suivante qui m’a soulagé : « Vous les hommes, vous êtes tous les mêmes. Il vous faudrait des Pamela Anderson. » Là, j’ai compris que l’accusation d’être victime de la mode était dénuée de substance. En effet, comme Descartes, je souffre (si l’on peut dire) d’une anomalie de goût : je n’aime pas les seins. Les Pamela Anderson me laissent de glace. Et, comme Descartes, je suis retourné mentalement à mes premières amours. Elle s’appelait Aria. Pour un mélomane ce nom était un enchantement. Son torse, long, plat et souple lui donnait l’élégance et la grâce d’un roseau sous la brise. Elle a imprimé en moi un idéal de beauté féminine qui s’oppose aux critères généralement admis. Trois cents ans après Descartes et cent ans après Freud, je ne m’en formalise plus.

Troisième réflexion : tout va bien alors ? Eh bien non, pas vraiment car si nous sommes à ce point influencés par les expériences et les émotions de notre enfance, n’en sommes-nous pas inconsciemment les jouets ? Où est le libre arbitre là-dedans ? Descartes, Freud, au secours !

Au lieu de me prendre la tête, je me réfugie chez Paul Verlaine :

« Ah, les premières fleurs, qu’elles sont parfumées

et qu’il bruit avec un murmure charmant

le premier « oui » qui sort de lèvres bien-aimées ! »

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique