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21/08/2009

Paradoxe de Pascal

 Pascal n'a jamais eu l'intention de publier un ouvrage intitulé Les Pensées. Il voulait écrire une Apologie de la Religion chrétienne dans laquelle, renouvelant l'exploit des Provinciales, il parlait aux honnêtes gens dans leur propre langage. A partir de 1656, il prend des notes en vue de l'ouvrage définitif mais il abandonne le projet en 1658. On a affirmé que cet abandon était dû à sa maladie. C'est possible mais loin d'être certain car il ne mourra (vraisemblablement d'un cancer) qu'en 1862.

Génie scientifique il publie à l'âge de 11 ans un Traité sur la Propagation des Sons. A seize ans, il invente et fait fabriquer la première machine à calculer, c'est à dire l'ancêtre des ordinateurs.

Dans son Traité sur le Vide, il découvre les principales lois de l'hydraulique, en particulier celle qui explique que la pression exercée par un liquide est proportionnelle à la hauteur du liquide et non à sa quantité.

En 1658, année où il abandonne son projet d'apologie de la religion chrétienne, il résout le problème des cycloïdes.

Pascal était l'ami du Chevalier de Méré, un libertin. Le mot « libertin » au XVII° siècle décrivait un amoureux de la liberté ; liberté sexuelle certes mais aussi et surtout liberté de pensée. C'est pour lui et ceux qui lui ressemblent que Pascal envisage la publication des Pensées. Cependant, il abandonne. Pourquoi ?

Au XVII° siècle en France on disait la Religion (avec un R majuscule) car il n'y en avait qu'une qui fût acceptée et acceptable.

Torturé par la maladie, Pascal cherche une solution au mystère de la condition humaine et de la conceptualisation (l'homme est un roseau pesant). En 1654 il connaît son propre « chemin de Damas » qu'il appellera sa « nuit de feu ».

« Pleurs, pleurs, pleurs de joie » relate-t-il au sujet de cette fameuse nuit. Il accepte la religion catholique dans son ensemble. Il choisit le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.

Comment peut-on choisir de croire ?

Dans l'emploi du verbe « choisir » je vois un abandon plus qu'une conversion. Déjà tiraillé par la douleur (tuberculose des vertèbres) il jette l'éponge, il ne réfléchit plus, il rejoint la pensée de la majorité. Ses pleurs de joie sont des pleurs de soulagement.

 

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