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30/12/2009

Assemblages

 

Une fois morts, nous nous décomposons rapidement. En fait, nous disent les médecins légistes, la décomposition commence immédiatement. Une composition est un assemblage de plusieurs éléments. Une décomposition est l'effondrement de cet assemblage en éléments distincts. En cela, nous ne sommes pas tellement différents d'un tourbillon de poussière. Ce tourbillon existe et nous lui avons donné un nom : « tourbillon ». On voit à quel point il a été facile pour nos ancêtres de confondre appellation et création. Si l'on nomme un phénomène, on a l'impression de lui donner une existence et si l'on donne un nom à un problème, on a l'impression de l'avoir résolu*. Les anciens Egyptiens croyaient qu'une chose n'existait pas si elle n'avait pas de nom. Ils ont transmis cette habitude au judaïsme, d'où cette fameuse phrase : « Au commencement était le Verbe » dans le prélude de l'évangile de Jean.

Si une maison est décomposée, cela donne un tas de brique ici, un tas de poutres là-bas, un tas d'ardoises un peu plus loin, des tuyaux, des fils... Ce n'est plus une maison mais tous les éléments sont présents. Les atomes qui forment l'assemblage que nous appelons notre corps existent depuis la nuit des temps et existerons toujours ; seul l'assemblage est éphémère. C'est en cela que nous pouvons dire, même si nous n'en sommes pas conscients, que nous sommes éternels. L'identification avec l'univers est l'essence même de la méditation.

 

*Certains médecins sont friands de ce procédé. Une personne de ma connaissance qui avait mal aux yeux dès qu'elle regardait une source de lumière s'est entendu dire par son ophtalmo : « Vous souffrez d'hyperphotosensibilité. » (on s'en serait douté !) « Cela fera 42€ s'il vous plaît. »

04/12/2009

2 décembre 1959

Le 2 décembre 1959 le barrage de Malplaquet, au nord de Fréjus, se disloquait, prenant, selon la version officielle, tout le monde par surprise.

Alors, pourquoi, en revenant des cours en fin d’après-midi (j’étais élève contrôleur à la base aéronavale) avons-nous trouvé des canots de sauvetage le long des dortoirs, ainsi que des cordes et des bouées de sauvetage dans les couloirs des étages ?

Pourquoi deux navires américains étaient-ils ancrés au plus près des côtes et, dès le lendemain matin, alors que la base aéronavale et une bonne partie de la ville pataugeait dans un mètre de boue, nous ont-ils ravitaillés en pain, oranges et boîtes de singe ?

Si la Marine Nationale connaissait le danger, pourquoi les civils ont-ils été pris par surprise ?

Je ne jette le blâme sur personne : on a peut-être eu peur de créer, à Fréjus, une panique qui aurait pu se révéler inutile avec les risques que cela comporte : embouteillages géants, pillage… C’est un argument qui se tient ; mais quelqu’un savait. Cinquante ans plus tard, la vérité historique exigerait que l’on sache qui a pris la décision (bonne ou mauvaise, je ne juge pas) de ne pas avertir la population, et pourquoi.

 
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