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23/03/2010

Prêtres pédophiles

On parle beaucoup de la pédophilie des prêtres en ce moment et, vu l’étendue du problème, on a raison d’en parler.

Je m’empresse de préciser que j’ai été élevé par des Frères puis des prêtres et que ni moi ni (à ma connaissance) mes petits camarades n’ont eu à subir ce genre de traitement. Comment aurais-je réagi ? Difficile, en tant qu’adultes, de nous remettre dans la mentalité des enfants que nous étions. Je me souviens tout de même d’avoir été accosté sur une plage par un homme encore jeune qui voulait me tailler une pipe. Je l’ai remis à sa place avec un calme qui me surprend encore.

Ceux qui ont fait la guerre disent toujours : tant qu’on n’est pas soi-même allé en guerre, on ne peut pas savoir comment on réagirait. Il n’est pas rare, précisent-ils, de voir les matamores chier dans leur froc alors que le gringalet qui était instit ou clerc de notaire fait preuve d’un sang-froid et d’un courage admirable. Tout ce que je peux imaginer si un prêtre m’avait abordé sexuellement, c’est que j’aurais éprouvé un immense dégoût. S’il s’était agi de sodomie j’aurais certainement hurlé comme un putois puis je serais allé tout raconter à mes parents et ça aurait « bardé » comme on dit.

Là, j’ouvre une parenthèse. Prisonnier de guerre en Allemagne, mon père avait été mis avec des prisonniers de droit commun qui l’avaient régulièrement violé. À la seule mention du mot « sodomie », il voyait rouge et, petit homme râblé et musclé ayant pratiqué la boxe dans sa jeunesse, il serait certainement allé casser la gueule à toute personne, prêtre ou non, qui m’aurait violé, et cela sans s’inquiéter des conséquences.

D’après les révélations qui, depuis une vingtaine d’année, déchirent le secret institutionnel, la sodomie pratiquée par des prêtres sur des enfants reste rare. Les caresses et les exigences de masturbation ou de fellation réciproque sont, par contre, beaucoup plus fréquentes. Cet immense dégoût que je mentionnais plus haut aurait été, il me semble, déclanché surtout par le manque d’hygiène de ces prêtres. En effet, ils étaient sales. Ils sentaient la crasse, la sueur et même la pisse. C’est peut-être cela qui m’aurait sauvé.

Le jésuitisme ou, si l’on veut la casuistique, consiste à faire accepter l’inacceptable. L’argument selon lequel il n’y a pas que les prêtres qui s’adonnent à la pédophilie est avancé de plus en plus fréquemment par les défenseurs de l’église. C’est vrai, bien sûr. Rien de plus pernicieux, cependant, qu’un argument qui contient une partie de vérité mais en cache soigneusement une autre. Cette autre partie, c’est que les prêtres tonnent et vocifèrent contre tout ce qui est sexuel. Ils se retrouvent dans la position d’un voleur qui condamnerait rondement le vol. On peut « accepter » le fait qu’un être vil, irresponsable, brutal et égoïste soit tenté par la pédophilie. On ne peut et on ne doit pas l’accepter de la part de ceux qui nous font la morale.

Autre argument qui sent le jésuitisme à plein nez : les prêtres ont fait vœu de célibat, pas de chasteté ! On croirait entendre l’un de ces avocats pourris qui défendent les pires criminels.

N’est-il pas temps, en effet, de permettre aux prêtres de se marier ?

Argument avancé par les tenants du statu quo : il y a des gens mariés qui sont également pédophiles. Là encore, c’est vrai. Là encore, l’argument est perverti par le fait que les gens mariés pédophiles sont beaucoup plus rares que les célibataires pédophiles et surtout ne sont pas ceux qui se disent nos guides en matière d’éthique.

Autre argument anti-mariage : le mariage des prêtres ne résoudrait pas complètement le problème. Encore un argument pervers. Depuis quand une mesure doit-elle être efficace à 100% pour être adoptée ? Si un médicament guérit 80% de ceux qui souffrent de telle ou telle maladie, doit-on le mettre à la poubelle à cause des 20% qui ne sont pas guéris ?

Mais d’abord d’ou vient cette aberration qui consiste à rendre le célibat des prêtres obligatoire ?

Jusqu’à une époque assez récente, on disait que c’était pour que le prêtre puisse se consacrer entièrement à son épiscopat. Cela implique avec une arrogance abyssale que le clergé protestant, orthodoxe ou maronite ne fait pas bien son boulot.

Récemment, on entend un nouvel argument : c’est pour éviter les dynasties de prêtres ou d’évêques de père en fils. Et alors ? Si l’ordination du prêtre est faite dans les règles et si le choix est objectif où est le mal ? Les cas de pasteurs protestants dont les fils deviennent à leur tour pasteurs ne sont pas rares et je ne pense pas que cela ait ébranlé leur église sur ses fondements. Les papas médecins transmettent souvent la vocation de la médecine à leurs enfants, les musiciens aussi et c’est le cas dans bien d’autres professions.

“Qui veut faire l’ange fait la bête” disait Pascal. Quand, par des règlements absurdes qui frisent le sadisme, on exige des prêtres qu’ils soient des anges, ne nous étonnons pas si certains d’entre eux se comportent comme des bêtes.

11/03/2010

PRL

On entend de plus en plus de gens se plaindre des PRL (Parcs Résidentiels de Loisir). La plupart ne sont ouverts que du 1er avril au 1er novembre. On loue une parcelle de terrain d’environ 200m² pour environ €2,000 par an. Cette parcelle est équipée d’une arrivée d’eau et d’électricité. Elle est également reliée au tout-à-l’égout.

En principe, ayant loué la parcelle, on est libre d’y mettre ce que l’on veut : tente, caravane ou résidence mobile. Naturellement, l’immense majorité des locataires choisissent la troisième solution.

C’est là que les choses se compliquent. Presque tous les propriétaires de PRL exigent alors que les locataires passent par eux pour acheter une résidence mobile. Commission : 20%. Ils exigent ensuite que toute réparation ou travaux d’aménagement, tel que l’installation d’une terrasse, passe également par eux avec, encore une fois, une commission de 20%. Si le locataire de la parcelle (mais propriétaire de sa résidence mobile) veut louer sa résidence, il faut encore passer par le PRL et ses 20%.

Tout cela est-il légal ?

On pourrait, jusqu’ici, penser qu’il s’agit de pratiques peu honorables, à la limite de la légalité, mais dont les locataires de parcelles sont informés et qu’ils acceptent.

Là où les choses déraillent complètement, c’est lorsque le PRL exige que la résidence mobile soit renouvelée tous les dix ans. Le prix d’une résidence mobile varie de €20,000 à €60,000 en gros, selon les tailles et la qualité de l’équipement intérieur, ainsi que d’après la présence (ou non) de double vitrage, isolation thermique, etc. Avec le renouvellement obligatoire tous les dix ans, nous n’en sommes plus à €2,000 par an mais plutôt à €4,000 ou plus. Les vacances deviennent chères. D’avril à novembre, on arrive à des dépenses de l’ordre de €400 à €500 par mois, que l’on aille passer du temps au PRL ou non…

Les propriétaires de PRL font la guerre aux résidences mobiles à toit plat (en fait, légèrement convexes). Toutes les résidences fabriquées actuellement sont à toit pointu, et il est vrai que c’est beaucoup plus esthétique. Si les résidences mobiles avaient eu des toits pointus depuis le début, elles auraient moins ressemblé à des roulottes de Romanichels et, ayant davantage l’air de coquettes petites maison, elles auraient moins encouru l’hostilité de la majorité des mairies. Personne ne niera que les toits pointus soient une bonne chose.

Pour convaincre les locataires de se débarrasser à vil prix de résidences mobiles à toit plat (dont la plupart sont en parfait état) certains propriétaires de PRL invoquent la Loi Littoral et menacent leurs locataires de faire venir la Gendarmerie, l’huissier et un bulldozer. Plus le mensonge est gros, plus il fait peur car, bien sûr, la Loi Littoral n’a absolument rien à voir avec les toits plats ou pointus. Un locataire qui, en 2000, a acheté une belle résidence mobile à toit plat pour €30,000 (plus €6,000 de commission pour le PRL) n’a plus, comme on dit, que ses yeux pour pleurer.

Il me semble que ces pratiques douteuses de la part des PRL devraient faire l’objet d’investigations de la part de la presse. En effet, traîner les propriétaires de PRL en justice serait une pure perte de temps. Les procès d’affaires prennent plusieurs années et leur issue, toujours imprévisible, n’a souvent pas grand chose à voir avec l’idée de justice.

Par contre, si le public était mieux informé, il pourrait exiger un contrat notarié lui garantissant l’indépendance d’achat et de vente de sa résidence mobile. Au cas où ce contrat serait impossible à établir, le client potentiel pourrait alors en toute connaissance de cause, soit se livrer pieds et poings liés à la voracité du PRL, soit décider qu’il ferait mieux de passer au camping-car.

 

 
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