logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

11/03/2010

PRL

On entend de plus en plus de gens se plaindre des PRL (Parcs Résidentiels de Loisir). La plupart ne sont ouverts que du 1er avril au 1er novembre. On loue une parcelle de terrain d’environ 200m² pour environ €2,000 par an. Cette parcelle est équipée d’une arrivée d’eau et d’électricité. Elle est également reliée au tout-à-l’égout.

En principe, ayant loué la parcelle, on est libre d’y mettre ce que l’on veut : tente, caravane ou résidence mobile. Naturellement, l’immense majorité des locataires choisissent la troisième solution.

C’est là que les choses se compliquent. Presque tous les propriétaires de PRL exigent alors que les locataires passent par eux pour acheter une résidence mobile. Commission : 20%. Ils exigent ensuite que toute réparation ou travaux d’aménagement, tel que l’installation d’une terrasse, passe également par eux avec, encore une fois, une commission de 20%. Si le locataire de la parcelle (mais propriétaire de sa résidence mobile) veut louer sa résidence, il faut encore passer par le PRL et ses 20%.

Tout cela est-il légal ?

On pourrait, jusqu’ici, penser qu’il s’agit de pratiques peu honorables, à la limite de la légalité, mais dont les locataires de parcelles sont informés et qu’ils acceptent.

Là où les choses déraillent complètement, c’est lorsque le PRL exige que la résidence mobile soit renouvelée tous les dix ans. Le prix d’une résidence mobile varie de €20,000 à €60,000 en gros, selon les tailles et la qualité de l’équipement intérieur, ainsi que d’après la présence (ou non) de double vitrage, isolation thermique, etc. Avec le renouvellement obligatoire tous les dix ans, nous n’en sommes plus à €2,000 par an mais plutôt à €4,000 ou plus. Les vacances deviennent chères. D’avril à novembre, on arrive à des dépenses de l’ordre de €400 à €500 par mois, que l’on aille passer du temps au PRL ou non…

Les propriétaires de PRL font la guerre aux résidences mobiles à toit plat (en fait, légèrement convexes). Toutes les résidences fabriquées actuellement sont à toit pointu, et il est vrai que c’est beaucoup plus esthétique. Si les résidences mobiles avaient eu des toits pointus depuis le début, elles auraient moins ressemblé à des roulottes de Romanichels et, ayant davantage l’air de coquettes petites maison, elles auraient moins encouru l’hostilité de la majorité des mairies. Personne ne niera que les toits pointus soient une bonne chose.

Pour convaincre les locataires de se débarrasser à vil prix de résidences mobiles à toit plat (dont la plupart sont en parfait état) certains propriétaires de PRL invoquent la Loi Littoral et menacent leurs locataires de faire venir la Gendarmerie, l’huissier et un bulldozer. Plus le mensonge est gros, plus il fait peur car, bien sûr, la Loi Littoral n’a absolument rien à voir avec les toits plats ou pointus. Un locataire qui, en 2000, a acheté une belle résidence mobile à toit plat pour €30,000 (plus €6,000 de commission pour le PRL) n’a plus, comme on dit, que ses yeux pour pleurer.

Il me semble que ces pratiques douteuses de la part des PRL devraient faire l’objet d’investigations de la part de la presse. En effet, traîner les propriétaires de PRL en justice serait une pure perte de temps. Les procès d’affaires prennent plusieurs années et leur issue, toujours imprévisible, n’a souvent pas grand chose à voir avec l’idée de justice.

Par contre, si le public était mieux informé, il pourrait exiger un contrat notarié lui garantissant l’indépendance d’achat et de vente de sa résidence mobile. Au cas où ce contrat serait impossible à établir, le client potentiel pourrait alors en toute connaissance de cause, soit se livrer pieds et poings liés à la voracité du PRL, soit décider qu’il ferait mieux de passer au camping-car.

 

08/02/2010

Merles

Il existait, à cette époque reculée où l’Internet n’existait pas, une curieuse tradition en Angleterre. La première fois qu’ils entendaient le chant du coucou, les gens envoyaient une lettre au « Times » qui la publiait ; ou du moins qui en publiait quelques unes. En 1912, le compositeur Frederick Delius composa un poème symphonique sur ce thème : « On hearing the first Cuckoo in the Spring ».

Pour moi, le chant d’oiseau qui encapsule le mieux l’idée de printemps, c’est celui du merle. Ce fluide sifflement, empreint d’un rien de tristesse, jamais identique d’un oiseau à l’autre ou (nous disent les spécialistes) d’une année à l’autre pour le même oiseau, symbolise mieux que tout, la beauté de la vie et la mélancolie qui s’attache à son écoulement.

Pour les merles, le printemps a donc commencé ce huit février et il est vrai que l’ensoleillement s’allonge depuis déjà 49 jours. Qu’il fasse froid, comme aujourd’hui, sous un ciel gris et sans un souffle de vent, ou qu’il pleuve légèrement sur la première tendresse verte des feuillages, le chant du merle est empreint d’une puissante magie ; mais jamais autant que lors de ces molles journées d’avril pendant lesquelles il semble que le temps se soit endormi sous les allées et venues d’insectes butineurs.

31/01/2010

Pas de conclusion

 

Nous l’appellerons Yvette et nous appellerons sa fille Ulrika. Ulrika est une ravissante jeune fille de 15 ans, agréable à vivre, toujours prête à aider ses parents à la maison et toujours (ou presque) de bonne humeur. En société, elle fait preuve d’un comportement plutôt adulte.

Malheureusement, elle ne lit pas, regarde des programmes débilitants à la télé et collectionne les mauvaises notes au collège. Elle trouve des excuses pour ne pas préparer ses contrôles et s’achemine lentement vers une vie de « loser » comme disent les gamins…

…ou plutôt il en était ainsi jusqu’à une époque assez récente. Yvette, depuis quelques mois, se bat contre un cancer. Ulrika est maintenant la meilleure élève de sa classe, même dans les matières qu’elle détestait.

 

Nous les appellerons Arnaud et Line. Sortant d’un divorce pénible avec une épouse qui connaissait de sérieux problèmes psychiatriques, Arnaud a rencontré Line, jeune femme d’une grande beauté, au caractère enjoué et aux remarquables talents d’organisatrice. Après une liaison pendant laquelle Arnaud et Line habitaient chacun de leur côté, Line a invité Arnaud à venir vivre avec elle.

Malheureusement, Line a deux garçons : 8 et 10 ans. Ils se sont immédiatement, comme c’est souvent le cas dans ces circonstances, retournés, toutes griffes dehors, contre le nouvel arrivant. “T’as rien à me dire, t’es pas mon père” est une phrase qu’Arnaud a dû entendre des centaines de fois.

Maintenant, c’est Arnaud qui se bat contre un cancer. Les deux garçons ont complètement enterré la hache de guerre.

 

Je ne tire aucune conclusion : deux exemples ne créent pas une statistique mais je suis malgré tout assez troublé par cette coïncidence de comportement entre la fille d’Yvette et les enfants de Line.

 

 

 

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique